Robert Goffin

Né à Ohain le 21 mai 1898 à Ohain est décédé le 28 juin 1984.

Né à Ohain, petit village du Brabant wallon, Robert Goffin est élevé auprès de son grand-père qui lui transmet le culte de la Wallonie, de Napoléon et de Victor Hugo. Témoin en 1904 de l’inauguration du monument à l’Aigle blessé, son attachement à la Wallonie et à la France s’ancre dans les premières années de son existence. Après des études primaires à l’école communale d’Ohain, il commence ses humanités au petit séminaire de Basse-Wavre et les termine en 1916 à l’Athénée communal de Saint-Gilles. L’Université libre de Bruxelles ayant fermé ses portes durant l’occupation, c’est en 1919 qu’il entame ses études universitaires et fréquente les cours de philosophie et lettres préparatoires au droit. Il se mêle aux jeunes milieux littéraires de l’époque, se lie d’amitié avec René Purnal, Charles Plisnier, Odilon-Jean Périer et découvre une musique nouvelle, le jazz, dont il deviendra un grand spécialiste. Reçu docteur en droit en juillet 1923, il est inscrit au tableau des avocats de la Cour d’Appel de Bruxelles le 15 septembre 1926. Avocat, il publie en 1927 un Code élémentaire des agents de change, en 1928 un Code élémentaire de la banque et en 1930 un Manuel de Droit financier. C’est pourtant le jazz, la littérature et la poésie qui restent sa raison de vivre.Né à Ohain, petit village du Brabant wallon, Robert Goffin est élevé auprès de son grand-père qui lui transmet le culte de la Wallonie, de Napoléon et de Victor Hugo. Témoin en 1904 de l’inauguration du monument à l’Aigle blessé, son attachement à la Wallonie et à la France s’ancre dans les premières années de son existence. Après des études primaires à l’école communale d’Ohain, il commence ses humanités au petit séminaire de Basse-Wavre et les termine en 1916 à l’Athénée communal de Saint-Gilles. L’Université libre de Bruxelles ayant fermé ses portes durant l’occupation, c’est en 1919 qu’il entame ses études universitaires et fréquente les cours de philosophie et lettres préparatoires au droit. Il se mêle aux jeunes milieux littéraires de l’époque, se lie d’amitié avec René Purnal, Charles Plisnier, Odilon-Jean Périer et découvre une musique nouvelle, le jazz, dont il deviendra un grand spécialiste. Reçu docteur en droit en juillet 1923, il est inscrit au tableau des avocats de la Cour d’Appel de Bruxelles le 15 septembre 1926. Avocat, il publie en 1927 un Code élémentaire des agents de change, en 1928 un Code élémentaire de la banque et en 1930 un Manuel de Droit financier. C’est pourtant le jazz, la littérature et la poésie qui restent sa raison de vivre.

Amené au Mouvement wallon par le poète namurois Ernest Moerman, il fréquente l’Avant-Garde wallonne et rencontre l’abbé Mahieu. C’est à Waterloo qu’il fera la rencontre de Charles Plisnier. En 1938, il publie Chère espionne !, roman de l’amitié franco-belge, dédié à tous nos amis de Belgique qui luttent pour la France éternelle. En 1939, il crée l’hebdomadaire Alerte, opposé à la neutralité et qui réclame une alliance avec la France. Il écrit aussi dans La Faluche, périodique du Cercle des Étudiants wallons de l’ULB, un vibrant article sur la Grandeur de la France. Ses activités pro-françaises et les articles virulents qu’il signe contre Degrelle et les nazis l’obligent à quitter le pays lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Il gagne la France, l’Espagne puis le Portugal avant de s’embarquer pour New York. Aux États-Unis, sur l’intervention de son ami et ancien condisciple Paul-Henri Spaak, il devient l’interprète des services belges de la propagande, chargé de faire connaître le pays et l’attitude du chef de l’armée. Il publie l’ouvrage Le roi des Belges a-t-il trahi ?, rédigé en deux semaines en novembre 1940, dans lequel, bien que partisan de l’union avec la France et pour éviter de semer la zizanie parmi les Belges, il tente de justifier l’attitude de Léopold III. Pour Robert Goffin, en juillet 1940, le roi a été trahi par De Man. Goffin explique le refus de Léopold III de quitter le pays et d’accompagner son gouvernement par sa volonté de partager le sort de son armée.

Durant les cinq années passées aux États-Unis, Robert Goffin publie plusieurs romans d’aventure, un roman consacré à la résistance en Belgique et divers ouvrages sur le jazz. Citoyen d’honneur de la Nouvelle-Orléans, il est nommé professeur d’histoire du jazz à la New School for Social Research à New York. Dans le cadre de la propagande belge aux États-Unis, il sillonne le pays et donne en anglais des conférences sur la guerre et la résistance en Europe. C’est lors de ce séjour qu’il publie également la première édition d’un ouvrage consacré aux Wallons fondateurs de New York, ouvrage réédité en 1970 par l’Institut Jules Destrée.

De retour en Europe, en 1945, Robert Goffin se consacre essentiellement à la poésie. Conférencier, journaliste, auteur à succès, il est publié régulièrement aux États-Unis et traduit en de nombreuses langues. L’attachement de Robert Goffin à la Wallonie et à la France et le sentiment de participer à une communauté de pensée sont présents dans toute l’œuvre de Goffin, sans pour autant jamais tomber dans le nationalisme ou le chauvinisme. Le 21 juin 1959, il prend la parole à Waterloo en même temps que Jean Fillée, Eugène Pauly et Christian Bilquin. Rappelant que son bisaïeul était propriétaire de la ferme de Plancenoit, Goffin rend hommage à la culture wallonne, déplore qu’elle ne soit pas suffisamment connue et souligne sa filiation à la culture française.

Le 25 octobre 1954, il est reçu à l’Académie de Langue et de Littérature françaises par Marcel Thiry. Président du PEN Club français de Belgique puis vice-président du PEN Club international, il réalisera plusieurs tours du monde dans les années cinquante et soixante. Président du groupe CCE du Mouvement fédéraliste européen (1970), il mène campagne en faveur de l’élection directe du Parlement européen. Membre de la Société historique pour la Défense et l’Illustration de la Wallonie avant la Seconde Guerre mondiale (3 avril 1940), Robert Goffin devient l’un des administrateurs de l’Institut Jules Destrée de 1973 à 1980 et est nommé administrateur honoraire (1981-1984). Dans la collection Figures de Wallonie, dudit Institut, trois ouvrages lui sont consacrés : une biographie Robert Goffin, le poète au sang qui chante, par Jean-Marie Horremans, en 1976 et deux ouvrages de souvenirs, Souvenir à bout portant. Poésie. Barreau. Jazz (1979) et Souvenirs avant l’adieu (1980). 

Notice biographique  de Jean-François Potelle
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